objets connectés

On parle de plus en plus de l’Internet des objets et des objets connectés. D’abord présentés comme des gadgets destinés aux addicts à la technologie, ils se répandent maintenant de plus en plus dans les milieux professionnels, avec des applications de plus en plus pointues. On en trouve dans l’industrie (suivi de produit de bout en bout sur une chaîne de fabrication, gestion des stocks en entrepôt…), la grande distribution, l’armement… Le nombre d’objets connectés va donc vraisemblablement exploser dans les années qui viennent, et le domaine médical ne sera pas épargné, bien au contraire. Petit tour d’horizon de ce que peuvent apporter les objets connectés pour la santé.

 

Objets connectés : qu’est-ce que l’Internet des objets ?

Si l’on en parle de plus en plus, il n’est pas forcément inutile de rappeler ce qui se cache derrière cette expression.

Il y a encore quelques années, les principaux appareils connectés à Internet étaient les serveurs, les ordinateurs, les smartphones et les tablettes. Sont venus ensuite s’ajouter les montres connectées et autres bracelets et divers objets de la vie courante.

Nous entrons désormais dans une nouvelle phase avec des objets de toutes sortes, réfrigérateur, grille-pain, commande de climatisation, caméra, serrure, voiture…, capables de se connecter à Internet, et d’échanger des informations. On parle même de maison connectée. Les estimations actuelles prévoient que plus de 50 milliards d’objets seront connectés à Internet d’ici 2020, autant dire demain.

 

Les applications pour la santé

Il existe déjà de nombreuses applications mobiles liées au bien-être et à la santé. On observe de plus en plus d’objets connectés destinés à la surveillance, la prévention, le suivi et l’assistance dans le domaine de la santé.

Il existe désormais de nombreuses solutions pour la petite enfance. Des outils de mesure, se présentant sous la forme d’un bracelet de cheville ou d’une chaussette, permettent par exemple de recueillir de nombreuses informations sur la santé d’un bébé. Des données concernant les battements du cœur, l’environnement immédiat du bébé peuvent être transmises directement sur un smartphone, qu’il s’agisse de celui des parents, ou d’un appareil destiné au personnel soignant.

Les bracelets connectés sont de plus en plus élaborés. Recueillant et transmettant au smartphone des informations telles que le rythme cardiaque, le nombre de pas, les calories dépensées, la distance parcourue, les phases de sommeil…, ils peuvent devenir un véritable outil au service du bien-être et de la santé. Certains modèles permettent de mesurer l’exposition au soleil et de déclencher une alerte en cas de surexposition et de risque de coup de soleil.

Des objets connectés quasiment invisibles font également leur apparition. Parmi eux, on trouve notamment une perruque capable de surveiller le rythme cardiaque, une ceinture lombaire mesurant l’activité physique et permettant de repérer les mauvaises positions, des vêtements connectés capables de mesurer la respiration, le poul, la température de la peau… Certains de ces vêtements, en plus du monitoring, sont même capables de délivrer des médicaments à l’aide de microcapsules libérant des principes actifs, permettant par exemple d’activer la cicatrisation de plaies.

Il existe maintenant des capteurs minuscules, pouvant être implantés dans une dent, sur ou sous la peau, et capable de transmettre des informations précises (présence de bactéries caractéristiques, géolocalisation…) et des données de santé sur le patient.

La réalité augmentée n’est pas en reste non plus, avec par exemple des lunettes connectées, permettant à un chirurgien opérant, d’obtenir des informations visuelles supplémentaires sur son patient, sur des zones hors d’atteinte normalement.

 

Les apports des lunettes connectés pour la santé

Les objets connectés peuvent apporter beaucoup dans le domaine de la santé. En facilitant la vie du patient et le travail du corps médical, les objets connectés vont devenir un véritable enjeu de santé publique.

Il convient néanmoins de rester prudent, et de contrôler les données collectées qui iront nourrir le big data de façon à préserver ce qui relève de la vie privée et faire en sorte que l’accès aux données de santé soit restreint et parfaitement contrôlé.

 

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