continuité pédagogique

Tout comme les nouvelles technologies s’intègrent progressivement au sein de la société, la transformation numérique des établissements éducatifs est une tendance qui s’amplifie peu à peu. Elle est d’autant plus marquée dans le cadre de la mise en place de la continuité pédagogique, qui incite les enseignants à modifier leur manière de travailler. Parmi les nouveaux usages qui se développent, l’enseignement hybride et l’enseignement en distanciel sont recommandés, que ce soit au niveau des écoles, des collèges ou des lycées.

Le plan de continuité pédagogique : définition et applications

Suite aux différentes contraintes instaurées en raison de la crise sanitaire, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports a listé plusieurs situations pour lesquelles des outils sont mis à disposition des établissements scolaires de chaque académie, du premier et du second degré, afin d’assurer le maintien des apprentissages des élèves. 

Ainsi, les écoles, collèges et lycées doivent définir un plan de continuité pédagogique pouvant être appliqué n’importe quand, tout au long de l’année scolaire. Se basant sur les possibilités d’enseignement à distance et hybride, ce plan comprend plusieurs volets : matériel, pédagogique et numérique. 

Le volet dédié au matériel implique d’avoir une idée précise des équipements possédés par les élèves quand ils sont chez eux et de conserver les coordonnées à jour de tous les parents. La réussite globale de ces dispositifs dépend grandement des nouvelles technologies. Elle se donne pour objectif d’optimiser la thématique suivante le numérique à l’école : focus sur les équipements informatiques

Au niveau des écoles, comme des collèges et des lycées, la classe mobile est une piste à exploiter, même si les établissements possèdent déjà une salle informatique, car elle est un gage de mobilité et d’autonomie pour les enseignants. 

Concernant la pédagogie, il s’agit de définir comment préparer des cours adaptés à des élèves présents ou à distance. Enfin, pour le volet numérique, le but est d’intégrer des outils nouveaux comme « Ma classe à la maison », la plateforme dédiée du CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) ou les logiciels existants, tels que l’ENT (Espace Numérique de Travail).

L’enseignement hybride

L’hybridation de l’enseignement, ou enseignement hybride, consiste à associer des apprentissages en présence, en temps réel avec des activités à distance, en mode synchrone (des interactions en direct sont possibles entre les élèves et les professeurs) ou de manière asynchrone (en différé). 

Cette organisation permet de réduire le nombre d’élèves accueillis, que ce soit au niveau d’une classe ou d’un établissement entier, lorsque par exemple la crise sanitaire l’impose. Ces modalités peuvent aussi s’appliquer quand des élèves sont dans l’impossibilité de suivre leurs cours en présentiel, mais que leur état de santé autorise des études à domicile.

Lorsque les enseignements à distance sont dispensés de manière synchrone, avec comme outils spécifiques un tableau numérique et un équipement de visioconférence, les professeurs préparent un cours unique à destination des élèves présents ou à distance. Le tchat développe une bonne interactivité avec les élèves distants. Grâce à l’ambiance sonore, ces derniers se sentent comme en classe, ce qui peut les motiver encore plus. Leur inclusion avec le reste des élèves est facilitée.

Les formations asynchrones favorisent l’autonomie des élèves en leur laissant un accès plus souple aux enseignements. Il est néanmoins important de s’assurer que les sessions proposées sont effectivement suivies par les apprenants. Pour certains adolescents, une trop grande autonomie est susceptible d’entraîner une baisse de motivation et, à terme, un décrochage scolaire. Il est donc important que les professeurs modulent les enseignements synchrones et asynchrones.

L’enseignement en distanciel

Lorsque la crise sanitaire devient plus critique, il est alors parfois nécessaire de fermer totalement les écoles, collèges et lycées. L’enseignement en distanciel est alors la seule méthode afin d’assurer la continuité pédagogique. Cela demande une adaptation des méthodes pédagogiques et l’application de bonnes pratiques du numérique par les professeurs.

En utilisant au mieux les outils numériques, les enseignants vont parvenir à maintenir un lien avec les élèves. L’ENT est un outil central dans cette démarche. Il va permettre d’informer les élèves et de partager des informations avec eux par le biais de blogs, de forums ou d’espaces documentaires. Il est aussi recommandé de privilégier le cahier de textes numérique au lieu des messages électroniques. 

Les professeurs sont encouragés à fournir aux élèves les liens directs vers les classes virtuelles comme celles du CNED et à s’assurer qu’ils ont bien reçu toutes les informations nécessaires pour créer et utiliser leur compte de « Ma classe à la maison ».

Mettre en œuvre les bonnes pratiques de la continuité pédagogique concerne la manière d’organiser le travail et pas uniquement la façon d’utiliser les outils. Les enseignements doivent être répartis, tout au cours de la semaine, entre des apprentissages en visioconférence et du travail en autonomie. 

Ainsi, non seulement les élèves ne passeront pas trop de temps devant les écrans, mais cela permettra aussi à des familles avec plusieurs enfants scolarisés de bénéficier d’un partage des outils numériques entre eux. Une bonne information passe généralement par un plan de travail envoyé aux élèves du premier et du second degré, ainsi qu’à leurs familles. Ils peuvent alors anticiper leur propre organisation. 

Ce document, envoyé la semaine précédant son application, va également contenir également toutes les références nécessaires au travail des élèves : liens vers des manuels, des documents téléchargeables, rappel de l’accès aux sites dédiés du CNED, etc.